BENETEAU OCEANIS CLIPPER 423: toujours une référence !

Avis et présentation du Bénéteau OCEANIS CLIPPER 423

photo beneteau Oceanis Clipper 423 en navigation, vue de profil au près

Lancé en 2002 pour prendre la difficile suite d’un Oceanis 411 devenu un best-seller, le 423 a su, par petites touches, sublimer la dynastie de la gamme Oceanis, et entretenir sa suprématie commerciale ! Mieux : aujourd’hui encore, dans sa version « Performance » qui portait près de 100m2 de toile, le 423 reste impossible à suivre pour bien des voiliers plus récents !

Vous me direz, cher lecteur, que le style de hublots traditionnels, la barre à roue centrale et la jupe sans porte basculante, marquent son époque. Ouiche. Mais malgré tout, le « Clipper » 423 reste une référence, une valeure sûre pour qui recherche un bateau efficace, facilement manœuvrable, et à l’épreuve du temps, le tout dans un budget raisonnable !

Nous l’évoquions en introduction, le 423 a été une « optimisation » du très réussi Clipper 411, lancé cinq ans plus tôt. Avec une carène identique, allongée de 12,31 à 12,64 m, et un maitre-bau de l’ordre de 3,94, Le 423 affichait clairement une continuité de style avec son prédécesseur. La patte du Cabinet Finot-Conq se déclinait d’ailleurs sur de nombreux voiliers de la marque, avec de multiples succès, dont ce 42 pieds, fut, avec le 473, un des plus prospères.
Il faut dire que le 411 était particulièrement réussi pour son temps, aussi bien par son élégance que dans son cahier des charges parfaitement atteint !

Les évolutions les plus visibles entre les deux générations se voient surtout à l’intérieur, avec l’aménagement de la partie avant, et la cabine propriétaire, auparavant en couloir. Elle avait l’inconvénient d’un lit accessible d’un seul côté (obligeant à réveiller parfois sa moitié), mais l’avantage de pouvoir dormir calé, le cas échéant avec une planche anti-roulis, tandis que le cabinet de toilettes avant était aménagé dans la poupe du voilier.
L’Oceanis 423 propose lui une cabine avant à lit central plus classique, mais avec des volumes plus généreux, et une petite banquette pour s’habiller.
Dans le carré rendu très lumineux par un puit de lumière du roof en pied de mat, et les beaux hublots de coques, l’architecture générale a peu évoluée : la cuisine en long a été conservée à babord pour la version 3 cabines, et une cuisine en L se loge à tribord dans la configuration 2 cabines, renvoyant la table à carte était à son tour à babord avec une banquette en vis-à-vis du carré.
Enfin, il existe aussi quelques 4 cabines.

Très classique, le cockpit n’est pas aussi facile d’accès que les plus récentes réalisations à double barres à roue, mais il est tout de même ergonomique. La partie fixe de la grande table est assez étroite, tandis que le cadre inox servant de support aux instruments derrière la barre à roue est lui aussi bien proportionné, sans être encombrant.
Coté motorisation, le Volvo D2-55 chevaux couplé à une ligne d’arbre pouvait être remplacée par la version turbo 75 chevaux, qui ne semblait pas toutefois apporter beaucoup, hormis dans les manœuvres de port… désespérées !
Enfin, le lest fonte, plus important, a abandonné le profil de bulbe du 411, pour une « patte d’éléphant » plus classique, et toujours efficace.

CONCLUSION
S’il est encore recherché pour sa robustesse et ses multiples qualités, le 423 a tout de même logiquement subi la décote du marché d’occasion, due à l’abondance de modèles plus récents commercialisés à des prix inférieurs depuis, comme l’Oceanis 40, ou l’Oceanis 43 !
Il s’adresse donc à des plaisanciers moins sensibles aux innovations des modèles actuels, comme les grands hublots latéraux, les carrés avec méridienne, les carènes très, trop larges) mais qui retrouvent dans cette génération de production les qualités intrasèques pour des voyages au long cours, Et même, dans le cas de la version Performance, une vivacité des plus appréciable !

Essai du 423 dans la presse :
Voile Magazine N°96 Les Editions Larivière proposent de commander les anciens numéros, pour cela il faut contacter le 01 47 56 54 00, ou écrire par mail à: vpc@editions-lariviere.fr

FICHE TECHNIQUE :
Largeur Maitre-Bau : 3,94 m
Longueur : 12,64 m (hors-tout 13,09 m)
Déplacement : 9 T.
Tirant d’eau standard 2,10 m (option lest court 1,70)
Poids du lest standard 2000 kg.
Réserve d’eau 430 à 560 litres.
Réservoir gazoil : 200 litres.
Surface de voile standard 83 m2 (GV 31,50 Génois 140% 51,5 m2)
Surface de voile Performance 98 m2.
Spi 101 m2

Les photos :

l'oceanis 423 Clipper en navigation

vue oceanis 423 Clipper jupe arrière

Oceanis 423 Clipper Performance, un bénéteau dans les vagues

Intérieur bénéteau Oceanis 423 cuisine

vue intérieur de l'oceanis 423 Clipper, et la cabine de toilette arrière pour les 3 et 4 cabines.

Oceanis-423-intérieur vue intérieur Oceanis 423 4 cabines

prédiction vitesse, polaire Oceanis 423

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