Des problèmes sur un bateau, comme le voilier Dufour 425 grand large ? !

Où comment relativiser sur les infos sur le net

Evoquer les problèmes de fabrication et de service après-vente (sav) dans l’univers de la plaisance est toujours une source de commentaires prolixe, et… d’inspiration !
On me parle souvent d’un blog où les récits d’acheteurs déçus affluent, et recensent tous les problèmes possibles, avec un propriétaire en particulier qui semble, du premier au dernier jour de son choix, avoir cumulé les avaries; à croire que cette personne a eu tous les problèmes possibles sur un bateau !

Alors, oui, les constructeurs ont souvent un décalage flagrant entre le discours sur la satisfaction client, et la réalité des actes lorsqu’il s’agit de traiter un problème, de le reconnaître, et d’en assumer le surcoût non « budgetté ».
En automobile aux volumes incomparables, les exemplaires sont vite « flagrants », mais dans le nautisme, c’est plus complexe.
Visiblement, dans certaines équipes installées, de mauvaises habitudes se sont ancrées, et des fondamentaux se sont perdus au fil du temps, amenant des négligences aux conséquences pouvant être dramatiques. On a vécu des périodes si « faciles » qu’on oublie ce qui fait avancer un produit, et une entreprise ! Et l’on oublie la responsabilité d’un chantier. A oublier l’essentiel, certains ont disparu, et Dufour, pour évoquer le constructeur rochelais, à eu très chaud dans la dernière décennie, passant du meilleur au pire.

Mais de là à dire, pour un acheteur, qu’on lui a livré une épave… je suis perplexe !

Tout d’abord, les problèmes de variation de qualité ou de contrôle de qualité n’épargnent, malheureusement, aucune chaîne de production. Dans la voile, les exemples sont légions: un Bénéteau défaillant par-ci, un Bavaria par là… Un Jeanneau dont le tube de propulseur se délamine au premier grain, un Hanse qui brûle pour un problème électrique… Je pourrais vous donner autant de contre-exemple flagrants et flatteurs pour ces marques.
Aussi, j’ai envie de dire :
RELATIVISONS !

Je précise que je me concentre là sur des voiliers de dernière génération, pour ce qui est, dans l’esprit, du domaine de la responsabilité directe du constructeur, selon le cahier des charges initial.
Non que je dédaigne les voiliers plus ancien, bien au contraire, mais l’analyse de mon propos concerne d’éventuelles malfaçons, aussi il semble logique de se limiter à la vis de voiliers récents (J’adore par ailleurs la mixité de la plaisance, le fait de partager les pontons avec des bateaux de 15000euros et de 1.5 millions, et j’apprécie qu’en dépit de l’argent brassé, la plaisance soit resté un des environnements où tous les profils d’hommes trouvent leur place de marin).

Pour revenir au cas du 425 Grand Large, il faut reconnaître qu’il à été produit dans une difficile période du chantier de La Rochelle, voir la plus noir. Je peux croire que des erreurs réelles et sérieuses se soient produites, ce qui est malgré tout anormal.

Maintenant, tous ceux qui ont pu naviguer comme moi sur le 425 Grand Large, vous diront qu’il s’agit d’un excellent voilier, à la fois très marin dans son comportement, son impression de puissance et de solidité, et son style de construction encore classique; notamment dans l’aménagement de l’intérieur.
Les voiliers les plus récents semblent de plus en plus assemblés en kit, et l’épaisseur des vernis commence à être plus mince qu’une feuille de papier à rouler !
Fondamentalement, le 425 Grand Large a été vraiment bien conçu, bien pensé, et l’on trouve très vite ses marques à bord. En somme, je conçois que les possesseurs d’un Dufour soient fiers de leur bateau!

En conclusion, il paraît incontournable, encore une fois, de relativiser les récits alarmistes trouvés ici et là. La vie d’un voilier demande de l’attention, et ses premiers miles n’échappent pas à cette règle, bien au contraire. C’est pourquoi l’essentiel réside peut-être dans le choix de son vendeur, et la relation de confiance qui doit s’en dégager. Affaire d’homme ?

2 réflexions sur “Des problèmes sur un bateau, comme le voilier Dufour 425 grand large ? !

  1. Cet article est assez juste dans son ensemble, mais il est anormal qu un constructeur comme le groupe HANSE n assume en aucune manière sa GARANTIE et s offre même le  » luxe  » de ne répondre a aucun courrier : consternant ? d ou la nécessite impérieuse d un BLOG d information traduisant cet état d esprit nuisible a la filière nautique Cordialement D Faivet ( ulysseempuria)

    • Je comprends parfaitement votre point de vue et le partage. Etant un professionnel avec une certaine idée du service, je constate que la clé d’un bon sav passe par la conscience et la disponibilité du concessionnaire. Le revendeur est, de ce point de vue, un lien fondamental, qui a malheureusement manqué dans votre cas. ce qui n’excuse pas l’attitude du chantier constructeur… J’aime beaucoup la presse nautique, je la trouve globalement très compétente dans son expertise, mais il lui manque un petit côté fouineur, comme pour la presse automobile. Bonne chance à vous en tous cas, cordialement.

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